WELCOME TO GINA'S UNFABULOUS LIFE

WELCOME TO GINA'S UNFABULOUS LIFE
Après 3lla-n3w-sch00l




Ici Gina Simpson, 24 ans et des brouettes. Je suis à la fois l'héritière d'une fortune dont vous n'imaginez même pas l'ampleur et une pauvre petite assistante de rien du tout dans le magazine que je lisais quand j'avais quinze ans. Mon seul grand amour s'est tiré il y a de ça six ans. Mon meilleur ami vire alcoolo. Je n'ai toujours pas lu le best-seller de ma meilleure amie parce qu'il raconte notre adolescence et j'ai trop peur de ce que je pourrais trouver dedans. Je n'ai pas vu mon père ni son horrible deuxième femme depuis des siècles. Ma relation avec ma mère se réduit à une carte postale de chaque pays qu'elle visite avec son nouveau petit ami et, à l'occasion, un cadeau. Je vis à Brooklyn pendant que les chèques de papa s'accumulent sur mon compte en banque. Je n'ai pas eu de relation de plus de trois jours depuis...longtemps. Mes deux amies d'enfance ont totalement disparues de la circulation. Je ne sais plus comment sortir ma best de son bureau et mon best de ses soirées trop arrosées. Bref, mon sourire n'a jamais été aussi hypocrite ! Mais ne vous en faites pas pour moi, je suis sûre que le beau temps finira par revenir... (L'espoir fait vivre)




Kristen Bell as Gina Simpson

# Enviado el domingo 20 de julio de 2008 10:51

Saison 1 - Episode 1

Saison 1 - Episode 1
15 septembre 20**



Quel temps de merde ! Il pleut si fort que l'eau rentre dans mes chaussures. Du coup, mes pas sont rythmés par des « flop, flop ». Super élégant ! En plus, ce matin j'ai oublié mon parapluie. Il ne pleut que quand j'oublie mon parapluie, c'est vraiment injuste. Résultat, je suis complètement trempée et je me demande si le chauffeur de taxi acceptera de me faire monter dans cet état là. A coup sûr, je lui bousillerai son siège... Je lève le bras, à tout hasard, peut-être qu'il aura pitié de moi.
BINGO ! Le type me reluque de la tête au pied, me tend un sac poubelle pour protéger le siège, et m'autorise à m'asseoir. Ouf. J'ai peut-être l'air stupide, mouillée jusqu'aux os et assise sur mon sac plastique, mais au moins je suis au sec.

Gina : Zyle Road, Brooklyn.

Il démarre et je pousse un soupir de soulagement. Encore quelques minutes et je serai chez moi, au chaud. Je me ferai couler un bain, j'allumerai des bougies parfumées, et je poserai mon peignoir sur le radiateur pour qu'il soit bien tiède quand je l'enfilerai. Rien que d'y penser, je me sens déjà mieux...



Vous croyez au karma ? Moi pas ! Parce que je n'ai absolument pas mérité ça. Le centre de New York est complètement bouché et à l'allure où on avance, non seulement je ne suis pas prête de me plonger dans mon bain bouillant, mais en plus le taxi va me coûter une fortune !
Bon, j'ai peut-être fait exprès de reverser mon café sur la chemise de Greg ce matin au bureau, mais ce pervers m'avait touché les fesses dans l'ascenseur. C'était mérité. Que deviendrait la parité des sexes dans le travail si on laissait nos collègues masculins nous peloter dès que l'envie les prend ? Non mais oh !
Enfin, revenons en à mon taxi, je crois que j'aurais plus vite fait de marcher. Mais je n'ai pas de parapluie, et dehors c'est le déluge. Je suis coincée dans ce foutu taxi qui avance plus lentement qu'un escargot et qui pue le McDo (maintenant on sait ce que le chauffeur déjeune tous les midis...). Je n'ai plus qu'à prendre mon mal en patience et attendre.
La vie est trop injuste.



Euréka ! Une idée lumineuse vient de me traverser l'esprit : je vais faire passer le temps en appelant Ella. Je sais que je lui ai déjà téléphoné pendant une heure aujourd'hui, mais on trouvera bien quelque chose à se raconter. On a toujours des trucs à se raconter Ella et moi. Au pire, si on arrive à cour de sujet de conversation, je n'aurai qu'à lancer le sujet « beau frère » et l'écouter pester contre lui jusqu'à ce que mort s'en suive.
Je compose son numéro et presse l'appareil contre mon oreille en priant pour qu'elle réponde. Mais non, avec la chance que j'ai aujourd'hui, elle ne répond pas. Je parie qu'elle a oublié d'activer la sonnerie de son téléphone, pile au moment ou j'ai besoin de la joindre. Ou alors elle l'a fait exprès parce qu'elle écrit et ne veut pas être dérangée. Elle fait ça tout le temps, vous n'avez pas idée de ce que ça peut m'énerver.
Tant pis, si Ella n'est pas disponible je vais faire avec ce que j'ai sous la main.

Gina : Vous bossez sur New York depuis longtemps ?

En réalité je m'en fou totalement. Si vous voulez mon avis, ce type n'est qu'un raté qui passe ses soirées à boire des bières en regardant des matchs de football à la télévision. Je méprise ce genre de personne qui a une vie insignifiante et qui, en plus, en est satisfait. Lui est ma belle mère, c'est le même combat : ils passent leur temps à ne rien foutre et en sont ravis. La seul différent, c'est qu'elle « ne fait rien » avec les millions de mon père. Sa vie consiste à dépenser l'argent de mon père, mon argent.
D'accord, j'ai aussi une vie insignifiante. Mais moi au moins, je me casse le cul pour lui donner un sens à cette putain de vie.

Le chauffeur : Y a bien vingt ans. Avant ça j'ai fait le tour du pays avec pour seul bagage une valise et une vieille voiture. Pis quand j'ai plus rien eu à voir, j'me suis payé une licence de chauffeur de taxi de me voilà !


Pas si looser que sa finalement... J'en connais un autre qui est parti faire le tour des USA. D'ailleurs, c'est pour ça qu'il m'a plaquée ce crétin. Monsieur a décrété qu'il partirait seul et que notre relation ne tiendrait pas la distance. Si seulement il me l'avait proposé, je l'aurais suivi n'importe où.

Gina : Et c'était bien, ce tour des Etats-Unis ?
Le chauffeur : Ah ça ma ptite demoiselle, c'est une expérience que j'regrette pas une seconde. Si j'étais pas si vieux, j'repartirai sur le champs.
Gina : Ca vous a pris combien de temps ?
Le chauffeur : Six ans.
Gina : SIX ANS !


Je m'étrangle presque. Six ans ? Tant que ça ? C'est drôle, ça fait six ans exactement que Dean est parti. Enfin non, ce n'est pas drôle du tout ! Je suis soudainement prise de panique. Et s'il terminait bientôt son voyage ? Et s'il décidait de revenir ? Après tout il a grandi dans la banlieue de New York... Si je le croisais par hasard dans la rue ? S'il essayait de me voir, de reprendre sa vie la où il l'a laissée ?
Tout ça me file une frousse pas possible. Je sais que si Dean revenait, je serai forcée de le croiser tôt ou tard. En théorie, New York est une assez grande ville pour qu'on ne soit pas amené à ce croiser « par hasard » comme je l'ai pensé plus tôt. Mais Dean est le frère de Sam, et Sam est mon meilleur ami. Si Dean revient, alors ils redeviendront inséparables, et je ne pourrais pas fréquenter Sam sans Dean. Ce serait affreux. Je ne pas affronter Dean. Mais je ne peux pas non plus arrêter de voir Sam. Je suis fichue...
Mais attendez, Dean n'est pas encore revenu. Inutile de paniquer. Il ne reviendra peut-être jamais. Ou en tout cas pas tout de suite. Et d'ici là j'aurai largement le temps de l'oublier. Voilà ce qui va se passer : je vais l'oublier et quand il reviendra, ça me sera complètement égal. Vous voyez, ce n'est pas la peine de paniquer.


Avec tout ça, je n'ai pas remarqué qu'on était sorti des bouchons et que le chauffeur s'était arrêté devant la porte de mon immeuble. Je tends une liasse de billet au chauffeur en pensant que pour se prix là j'aurais mieux fait d'appeler une limousine et je sors du taxi.
A peine ai-je passé la porte de l'immeuble que j'en profite pour retirer mes chaussures. Ah, ça fait du bien de ne plus avoir les pieds qui baignent...
Dans l'ascenseur, je repense à mon bain, à mes bougies et à mon peignoir, et un petit sourire rêveur se dessine sur mon visage. Mais je vois mon rêve de tranquillité s'éloigner dès que les portes s'ouvrent, alors qu'Ella et Sam, qui sont adossés à la porte de mon appartement, me dévisagent et explose de rire. C'est vrai que je dois avoir une sale tête...

Gina : Qu'est ce que vous faites là ?
Ella : On voulait te faire une petite surprise !
Gina : En quel honneur ?


Ils échangent un regard amusé avant d'exploser de rire à nouveau. J'ai un truc coincé entre les dents ou quoi ?

Sam : Entre, tu comprendras.


Je hausse les épaules, enfonce la clé dans la serrure de la porte et elle s'ouvre dans un petit cliquetis. Et là, je manque d'avoir une crise cardiaque en voyant presque toutes les personnes que je connais réunies dans mon salon qui s'écrient d'une même voix :

Tout le monde : Joyeux anniversaire Gina !


Mais quelle idiote ! Comment ai-je pu être assez bête pour oublier mon propre anniversaire ? Et me voilà comme une conne, trempée comme si j'avais sauté dans la piscine toute habillée, mes chaussures à la main et la bouche à moitié ouverte, avec tous ces regards fixés sur moi. Quelques uns se retiennent de rire, d'autres rient vraiment. Ce n'est vraiment pas mon jour de chance...
Je bafouille trois mots d'excuses et m'éclipse dans ma chambre avant de filer sous la douche. C'est moins bien qu'un bain, mais je vais devoir m'en contenter. Vous croyez que si je vire tout le monde, je vais avoir l'air malpolie ?





Alexis Bledel as Ella Johnson
Jared Padalecki as Sam Winshester





Que pensez vous de ce premier article? De Gina?
2 coms pour être prévenus.





# Enviado el domingo 20 de julio de 2008 11:12

Modificado el sábado 27 de septiembre de 2008 09:02

Saison 1 - Episode 2

Saison 1 - Episode 2
16 septembre 20** (tôt)


La bonne nouvelle, c'est que j'ai survécu à une soirée entière au milieu de pseudo amis qui se faisaient un plaisir de ce moquer de mon entrée... humide. La mauvaise, c'est que ma soirée et foutue, j'ai plus qu'à aller me coucher et quand j'ouvrirai les yeux, je serai bonne pour une autre journée probablement aussi merdique ! En plus, j'ai mal à la mâchoire à force de faire semblant de sourire. Vous n'imaginez même pas ce que ça peut être fatiguant de sauver les apparences.
Enfin, maintenant que tout le monde a déguerpis, je peux au moins m'affaler dans le canapé. Tant pis si ça me fait un double menton et tant pis si ma jupe remonte outrageusement, personne n'est là pour le voir !

Sam : Tu devrais aller dans ton lit si tu veux dormir !

Enfin... Personne sauf Sam, qui met les déchets dans des sacs poubelles et Ella qui fait la vaisselle. Mais eux, ça ne compte pas. Ils ont déjà tout vu, ils ne sont pas à ça près !

Gina : Je suis trop crevée pour bouger.
Sam : Tu vas avoir un torticolis.
Gina : Tant pis.

Il se marre. Vous me direz, y a de quoi : je ressemble à une loque humaine. Et puis il sourit d'une manière qui n'annonce rien de bon. Ce sourire là, quand il se mordille un peu la lèvre inférieure, signifie qu'il a une idée derrière la tête. Et en général, les idées de Sam sont plutôt douloureuses pour mon ego, parce que ça se termine souvent en bataille de guili ou de polochon, et c'est toujours lui qui gagne. C'est pas de ma faute, comment voulez vous que je face le poids face à son 1m85 moi ?
Il s'approche de moi et m'attrape par la taille et me soulève. Je pourrais essayer de me débattre, mais je n'en ai pas le courage, de toutes façon le résultat serait la même. Et puis il me porte comme un sac à patates avant de me laisser tomber sur mon lit. C'est tout Sam ça, il ne pourrait pas me porter délicatement et me déposer en douceur. Non, il faut qu'il fasse ça comme une brute ! Mais bon, j'imagine que l'intention de base était plutôt bonne alors je lui fais signe de s'allonger avec moi et je pose ma tête sur son épaule.

Gina : Merci.
Sam : Pas de quoi, c'est Ella qui a tout fait...
Gina : Je ne parlais pas de la fête !
Sam : Ah bon ? De quoi alors ?
Gina : Ben... D'être là.

Et là, je l'entend rire. Je ne vois vraiment pas ce qu'il y a de drôle. Comment il fait, pour constamment gâcher nos moments tendres ? Pour une fois que je lui dis un truc gentil, il se sent obligé de se foutre de ma gueule !

Gina : Qu'est ce qui te fait rire ?
Sam : C'est la façon dont tu me sors ça, comme si c'était une corvée d'être ton ami. C'est plutôt moi qui devrais te remercier !
Gina : Tu crois ?
Sam : Sans toi, je n'aurai jamais eu le courage de reprendre mes études et je serai encore en train d'essayer de trouver un moyen de récupérer Roxy !
Gina : Vu comme ça, c'est vrai que je suis géniale.

On éclate de rire quand le portable de Sam sonne. Qui que soit l'abruti qui nous dérange dans cet instant de bonheur, je vous jure que la prochaine fois qu'il croise ma route je l'égorge !
Sam se redresse et décroche immédiatement. Il attend un appel ou quoi ? Peut-être que c'est une fille... Voilà qui serait intéressant ! Je le regarde et tends l'oreille. De là où je suis, je ne reconnais pas la voix, mais je reconnais très bien la grimace qui se dessine sur le visage de Sam alors qu'il se lève. Dean. Au moins, celui là, j'avais déjà l'intention de le tuer, ça m'évitera de multiplier les meurtres...
Je regarde Sam sortir de la chambre refermer la porte derrière lui pour que je n'écoute pas la conversation en soupirant. C'est ça le problème quand votre ex est le frère de votre meilleur ami, vous ne pouvez pas éviter d'en entendre parler. Pourtant, Sam fait de son mieux pour m'épargner ce genre de situation. Mais qu'est ce qu'il y peut si Dean trouve toujours le moyen de lui téléphoner quand il est avec moi ? C'est à croire qu'il nous espionne et le fait exprès. A chaque fois c'est la même rengaine : Sam fait une grimace bizarre parce que ça le met mal à l'aise de parler à son frère quand je suis dans les parages, puis il va dans une autre pièce parce qu'il sait que si je l'entendais j'interprèterais chacune de ses paroles. Mais il ne raccroche jamais quand Dean l'appelle. Une fois, alors qu'on revenais d'un week-end à Atlanta, il s'est même arrêté sur le bord de la route et est sorti sous la pluie pour parler avec lui.

Je suis sortie de mes pensées par un petit cri d'Ella, et quelques secondes plus tard elle entre dans ma chambre le sourire aux lèvres. Sam la suit de près, tout aussi souriant et une bière à la main. Je lui adresse un regard réprobateur et il hausse les épaules. Il sait qu'il boit trop, et il sait que je n'aime pas ça, mais ce n'est pas pour autant qu'il arrête. Tant pis, je me tourne vers Ella. Je ne suis pas sûre que se réfugier dans le travail soit beaucoup mieux, mais au moins elle ne bousille pas sa santé.

Gina : C'est quoi la bonne nouvelle ?
Ella : Quelle bonne nouvelle ?
Gina : Tu souris comme une cruche, pourquoi ?

Elle regarde Sam d'un air paniqué. Ca m'énerve quand ils font ça ! Je ne suis pas en sucre, je ne vais pas m'effondrer parce qu'ils prononcent le nom de Dean. Où est donc passée ma réputation de fille forte qui surmonte tous les obstacles ? Partie avec lui je suppose...

Gina : C'est bon, je sais que c'était Dean. Qu'est ce qui se passe ?
Ella : Et bien... En fait...

Pourquoi elle hésite ? C'est mauvais signe ça, vous ne trouvez pas ? Ca veut dire qu'elle a peur que je prenne mal la nouvelle. Mamma mia... Peut-être que si je devine toute seule et que ça sort de ma propre bouche ce sera moins dure à entendre. Allez, je tente le coup, de toutes façons je n'ai rien à perdre.

Gina : Attends ! Laisses moi deviner. Il a une nouvelle petite amie ?

Elle ouvre des yeux ronds, ça ne doit pas être ça...

Gina : Il va se marier ?

Dean se marier, ce serait la meilleure ça ! Le jour où Dean sera prêt à s'engager quelque part, les poules auront des dents.
Et vu comme ses yeux s'agrandissent encore, j'ai raison de ne pas croire à cette hypothèse.

Gina : Euh... Il...

Bon, je suis un peu à cour d'idée là !

Sam : Laisse tomber Gina, c'est sans importance.

Sans importance. Mais c'est qu'il a de l'humour mon petit Sammy. Après tout ce temps, il n'est toujours pas au courant que tout ce qui a un rapport avec Dean a de l'importance à mes yeux ? C'est pas parce que je crie sur les toits que je n'en ai rien à foutre de sa pomme que le pense ! Justement, je passe tellement de temps à le répéter qu'il devrait être évident que je mens. Ca doit être l'alcool qui lui embrouille les neurones... En attendant, moi, je crève d'envie de savoir ce qui les fait sourire tous les deux. En fait, je voudrais tout savoir de la vie que Dean mène en ce moment. J'ai bien le droit de savoir pour quoi il m'a plaqué non ? Au moins, si je savais à quoi ressemble sa vie sur les routes, je pourrais juger par moi-même si ça valait vraiment le coup ! Mais je suis bien trop fière pour l'admettre. Je ne voudrais surtout pas qu'ils s'imaginent que je ressens encore quelque chose pour lui, sinon de la haine.

Gina : T'as raison. Qu'est ce que ça peut me faire ?
Ella : Vous voulez que je vous dise une chose ?
Sam : Quoi ?
Ella : Nous trois, on a au moins un point commun.
Gina : Lequel ? Notre beauté flagrante, notre sens de l'humour ?
Ella : En amour, on chie !

Sur le principe, c'est plutôt déprimant, mais dit comme ça, c'est vraiment hilarant. Sam et moi on se tord de rire pendant qu'elle nous jette des regards désespérés. On ne peut plus s'arrêter. Sam se tient les côtes et moi j'en ai mal au ventre. Et bientôt notre fou rire devient contagieux et Ella se joint à nous sans bien comprendre en quoi ses paroles étaient si drôles. Comme quoi, on peut rire de tout, même de nos déplorables vies amoureuses.





Est ce que c'est assez clair ? Même si on a pas lu 3lla-n3w-sh00l ?
Que pensez vous de la relation Gina/Sam?
A votre avis, quelle est la nouvelle que Dean a annoncé au téléphone?
2 coms pour être prévenu.





# Enviado el lunes 21 de julio de 2008 18:35

Modificado el sábado 27 de septiembre de 2008 09:02

Saison 1 - Episode 3

Saison 1 - Episode 3
21 septembre 20**



Enfin le vendredi soir pointe le bout de son nez. Qui dit vendredi soir dit week-end et qui dit week-end dit pas de boulot. C'est l'avantage (le seul avantage je dois dire) d'être en bas de la chaîne alimentaire dans ce job. C'est, la plupart des employés du magazine bossent chez eux où bien se déplacent le week-end. Ils vont à des soirées, des évènements en tous genre. Mais moi, comme je ne suis qu'une pauvre petite assistance juste bonne à apporter le café, empiler les dossiers et répondre au courrier, on ne me donne rien à faire. Le pied !
Je me demande la tronche que tirerai la rédactrice en chef si elle apprenait que je suis la fille d'un des plus gros portefeuille d'Hollywood. Que serait le cinéma sans les producteurs ? Que seraient les acteurs sans le cinéma ? Que seraient les magazines pour ados sans les acteurs ? J'imagine qu'elle se mordrait les doigts pour toutes les vacheries qu'elle m'a faites. Mais je ne suis pas sûre que lui apprendre ce petit détail joue vraiment en ma faveur. Parce qu'alors elle s'imaginerait que je suis copine avec toutes les stars que mon paternel rencontre au bouleau et elle me harcèlerait pour avoir des interviews exclusives. Et de toutes façon, je veux réussir sans utiliser mon nom de famille. Si toutefois je réussis, ce sera seulement grâce à moi !

Chef : GINAAA !

Celle là, elle va finir muette à force de crier... Et moi, je vais finir sourde. Qu'est ce qu'elle peut bien me vouloir dix minutes avant la fin de mes heures de bouleau ? Moi je m'en fou, à 18 heures tapantes de je me tire. Avec la paye de pacotille que je reçois, il n'est pas question que je fasse des heures supplémentaires. Et puis, ce n'est pas comme si j'avais vraiment besoin de travailler pour vivre...

Gina : Oui ?
Chef : Venez dans mon bureau, tout de suite.

9 minutes.
Je lâche tout ce que j'étais en train de faire, c'est-à-dire consulter mes mails, et obéit. Ah, si mes camarades de lycée me voyaient, ils n'en croiraient pas les yeux. A l'époque du pensionnat, j'étais une vraie rebelle. Je ne ratais pas une occasion de me faire remarquer et de casser les pieds de la pionne. Je séchais les cours, sortais au milieu de la nuit, piquait des bonbons dans la salle des profs... Mais la meilleure de toute, ce qui aurait pu me faire virer et qui aurait rendu Tara (la pionne) barge, c'est quand je suis sortie avec le surveillant. L'ennui, c'est que ça, ce n'était pas pour emmerder le monde, j'étais littéralement dingue de lui. Ah oui, au fait, le surveillant en question, c'était Dean.
Mais le temps a passé, Dean s'est tiré, et moi je me suis assagie (un peu).

Gina : Que puis-je faire pour vous ?

J'ai l'impression d'être une de ces nanas, au stand de fromage à la coupe, qui demande au client ce qu'il désire.
8 minutes.

Chef : Une interview.

Aaaaaaah ! Elle veut me confier une interview ! Rendez-vous compte que dans mon bouleau, ça équivaut à une jolie promotion.

Chef : Zofia devait s'en occuper, mais il refuse d'être interrogé par quelqu'un d'autre que vous. Et nous voulons cette interview. Il est jeune, sportif, talentueux, beau, et nos lectrices l'adorent. Il fera une excellente première page.

Bon. Je ne sais pas vous, mais moi j'ai senti l'anguille sous roche au moment où elle a dit qu' « il » voulait absolument être interviewé par moi. Parce que franchement, des célébrités je n'en connais pas des masses. En fait, je n'en connais qu'une, et c'est le beau frère de ma meilleure amie.

Chef : Il s'agit de Ryan Harper. Il participe à une compétition demain après midi au sud de Los Angeles, vous le rencontrerez sur place. Vous prenez l'avion demain matin. Voici votre billet, les coordonnées de l'agent de Mr Harper, l'adresse de la compétition, et une carte pour financer vos dépenses.

J'ai même pas le temps de dire ouf qu'elle me fou à la porte. Adieu week-end tranquille. Je vais me lever un samedi matin, et qui plus est pour me coltiner une interview avec Ryan Harper ! Que voulez vous que je lui demande à cet idiot ? Je sais tout de lui ! Enfin non, il y a bien une chose que j'ignore, c'est ce qu'il pense du mariage de sa mère avec le père de son ex. Mais je ne peux pas sérieusement parler de ça dans un magazine ! Ella me tuerait... Qu'ai-je donc fait de si terrible pour que la malchance pour poursuive à ce point ?
Du coup, je quitte le bouleau en traînant des pieds et je suis déjà épuisée rien que de penser à la longue journée qui m'attend demain. Je vais traverser le pays, et je vais devoir me montrer civilisée avec Harper. L'horreur !
Pendant que je rumine sur mon triste sort, mon portable sonne : Ella. Tient, tu parles d'une coïncidence... Elle m'appelle pile quand je viens d'apprendre que je dois interviewer son beau frère. Cette conversation promet d'être animée.

Gina : Salut !
Ella : Hello ! Comment ça va ?
Gina : J'ai eu des jours meilleurs.
Ella : Ah... Qu'est ce que tu fais demain ? Je te propose une séance de shopping suivie d'une crème glacée et après on va emmerder Sam pendant qu'il drague les serveuses de je sais pas quel bar !
Gina : J'adorerai, mais ça ne va pas être possible.
Ella : Pourquoi ? T'as d'autres plans ?
Gina : Je vais à LA, pour une interview...
Ella : Mais c'est génial !
Gina : ...Avec Harper.
Ella : Oh.

Ca, c'est le petit oh qui veut tout dire. C'est fou ce que son nom peut casser l'ambiance. Ca vaut presque Dean. Quoi que, lui au moins, il donne des nouvelles. Remarquez, il n'a pas trop le choix, vu qu'ils font plus ou moins partie de la même famille.

Ella : Pourquoi tu dois interviewer mon beau frère ?
Gina : Parce que c'est une super star de surf et que les ados entre quatorze et dix-sept ans sont folles de lui.

Je ne peux pas m'empêcher de penser qu'à cet âge là, elle aussi était folle de lui. Mais je me retiens de le lui faire remarquer, inutile de remuer le couteau dans la plaie.

Ella : Bon, et bien tu diras à mon beau frère que...
Gina : Pourquoi tu l'appelles tout le temps « mon beau frère » ?
Ella : Parce que c'est mon beau frère, le fils de ma belle mère... Je ne vais pas te faire un dessin, tu t'y connais en belle famille.
Gina : Ouai, ouai. Mais il a un prénom quand même.
Ella : Je sais. Mais c'est trop bizarre de l'appeler Ryan, ça me rappelle l'époque où on sortait ensemble...
Gina : J'comprends. Et tu l'appelles comment quand t'es avec lui ?
Ella : Je l'appelle pas. La plupart du temps je le fuis comme la peste en fait. Je n'arrive pas à prétendre que c'est mon frère alors que c'est le premier mec avec qui j'ai fait l'amour. A chaque fois que je croise son regard j'ai des flashs et... enfin je vais pas entrer dans les détails. Mais bon, il vaut mieux pour nous deux que je l'évite !
Gina : Il faudra quand même que tu t'y habitues un jour ou l'autre. Pour ton père.

Je dis ça parce que je sais que c'est ce que je suis censée dire, mais je n'en crois pas un mot. Comment pourrait-elle voir Harper comme son frère ? Harper est le seul mec qu'elle ait jamais aimé. Elle était au moins aussi mordue de lui que je l'étais de Dean. Et lui, il l'avait dans la peau. C'est fou le nombre de trucs qu'ils ont pu traverser tous les deux, sans que leur amour n'en soit abîmé pour autant. A les regarder, j'étais persuadée que l'âme s½ur existait. Vous savez, l'amour avec un grand A. Et tout ça pour en arriver là, à n'être même plus capable de se regarder en face...
Vous voulez que je vous dise ? L'amour c'est bidon. C'est un énorme mensonge inventé pour faire rêver les adolescents. C'est le Père Noël des grandes personnes. Voilà ce que c'est.




Et voilà, je suis de retour et gina-unfabulous-life reprends!
Que pensez-vous de cet article ?
Je pense mettre la suite bientôt, car sans l'article suivant, celui-ci me semble assez inutile!
2 coms pour être prévenus.

# Enviado el domingo 17 de agosto de 2008 06:58

Modificado el sábado 27 de septiembre de 2008 09:02

Saison 1 - Episode 4

Saison 1 - Episode 4
22 septembre 20**



Je croyais que ma journée ne pourrait pas être pire. C'est vrai, passer l'après-midi avec un type dont chaque parole évoque une tonne de souvenirs qui me rendent nostalgique, c'est pas cool. Surtout quand on sait que je vais devoir peser mes mots pour ne pas laisser échapper d'information qu'Ella ne voudrait pas qu'il apprenne. Du genre, le fait qu'elle ne s'investit dans aucune relation amoureuse depuis lui. Ou bien qu'elle garde toujours le collier qu'il lui a offert dans le tiroir de sa table de nuit. Vous voyez, ce genre de chose. Bref, tout ça me faisait dire que ma journée ne pouvait pas être pire. J'avais tord !
Vous ne devinerez jamais qui j'ai croisé à l'aéroport. En fait si, vous allez sûrement le devinez parce que je ne parle que lui. Dean, vous l'aurez compris. Je n'ai jamais autant parlé de lui et pensé à lui que depuis qu'il est parti. C'est logique en un sens, comme je ne peux pas lui parler à lui, je compense en parlant de lui. Vous saisissez la nuance ? Enfin, d'un autre côté c'est peut-être normal dans les deux semaines qui suivent la rupture, mais au bout de six ans ça devient inquiétant.

Toujours est-il qu'il était à l'aéroport de LA quand j'ai atterri ce matin. Il ne s'est rien passé, absolument rien. Il ne m'a même pas vue, parce que je me suis cachée derrière mon magazine. Il est seulement passé devant moi, un sac en cuir à la main. C'est tout. Et moi, comme idiote, je le regardais par-dessus mon magazine. Une partie de moi espérait qu'il tourne la tête et me reconnaisse, juste pour voir sa réaction, mais il ne l'a pas fait. C'est fou ce qu'il a vieilli. Au pensionnat, il paraissait déjà extrêmement viril parce qu'il était plus âgé que tout le monde, mais finalement il était encore plutôt jeune. Là, il a vraiment l'air d'un homme, un vrai. Il a les épaules encore plus carrées qu'avant. Il porte une barbe de trois jours. Et quelques petites rides se sont dessinées au coin de ses yeux. Mais il est toujours aussi beau, et ces quelques secondes ont suffi à me retourner l'estomac.
Tout ça ne serait qu'une petite anecdote de rien du tout à rajouter au roman interminable qu'est mon histoire avec Dean si ça ne m'avait pas empêché d'avaler quoi que ce soit depuis ce matin. En plus, ça fait une heure que je regarde des mecs déguisés en phoque se battre pour savoir lequel tient le mieux sur sa planche, le tout sous un soleil de plomb. Résultat, j'ai la tête qui tourne et je commence à me demander comment je vais tenir jusqu'à la fin de la compétition. De toute façons je sais déjà qui va gagner, Ryan gagne toujours, c'est le meilleur.



Voilà, Harper a récupéré sa jolie médaille et se déclare prêt à m'accorder un peu de son temps. Quel culot il a de me présenter ça comme une faveur. Il s'imagine quoi ? Que je meurs d'envie de lui parler. Et ben il se met le doigt dans l'½il le petit champion !
Je m'installe sur la chaise qu'il pointe du doigt et sirote un peu du jus de fruit qu'il m'offre. Mais c'est qu'il est aux petits soins dites donc... Aurait-il peur des secrets que je pourrais dévoiler ?

Gina : Alors Ryan, encore une victoire ?

Il hausse un sourcil. Dès le départ, mon ton sonne faux. Et je ne l'appelle jamais pas son prénom. Je l'ai toujours appelé Harper. Il comprend que je ne suis pas là pour discuter du bon vieux temps et hoche la tête avec un sourire.

Ryan : J'ai un porte bonheur.
Gina : Ah oui ? Et lequel ?
Ryan : Avant de partir, je repère une brune aux yeux bleus dans le public et j'imagine que c'est... ma s½ur.

Que ce soit bien clair. Harper n'a jamais eu de s½ur, il est fils unique. Il n'y a qu'Ella, sa belle s½ur, qui se trouve être brune aux yeux bleus.

Gina : Oh... Et vous êtes proche de votre... s½ur ?
Ryan : Je l'ai été. C'était ma meilleure amie mais les choses ont mal tournées, nous ne sommes plus en très bons termes.
Gina : Comme c'est triste. J'ai entendu dire que vous aviez temporairement abandonné le surf au cours de votre adolescence, Ryan. Aujourd'hui c'est difficile à croire, vous êtes l'un des meilleurs surfeurs de votre génération. Qu'est ce qui vous a convaincu de reprendre ce sport ?
Ryan : Ma petite amie de l'époque. Je... J'avais arrêté à cause de problèmes personnels et elle m'a prouvé qu'abandonner ma passion n'arrangerait pas les choses. Elle m'a montré qu'il était inutile d'essayer d'oublier, qu'il fallait se contenter d'aller de l'avant. Et après ça, elle m'a soutenu dans mes efforts jusqu'à ce que je retrouve mon niveau. Je n'en serai jamais arrivé là sans elle.
Gina : Et ensuite tu l'as abandonné pour ta carrière. Le début était si romantique, dommage que la fin sois si nulle.
Ryan : Gina...
Gina : Pourquoi tu as voulu que ce soit moi qui fasse l'interview ?
Ryan : Pour prendre des nouvelles d'elle.
Gina : Demande à ta mère !

Je me lève et m'apprêtes à partir. Il me rattrape.

Ryan : Attends !
Gina : Pourquoi faire ?
Ryan : Qu'est ce que tu vas écrire si tu ne m'écoute pas ?
Gina : J'en sais déjà assez pour écrire un roman Harper !
Ryan : C'est bien pour ça que je voulais te parler d'Ella.

Attendez, je suis larguée là... « Pour ça » quoi ?

Gina : Pourquoi ?
Ryan : A cause du roman...
Gina : Ah... euh...

Merde. Merde. Triple merde. Il fallait bien que quelqu'un découvre un jour que j'étais la seule américaine à ne pas avoir lu le bouquin de ma meilleure amie ! Mais si seulement ce quelqu'un avait pu ne pas être un élève du pensionnat, et un membre de notre petite bande qui plus est, ça m'aurait arrangé !

Gina : C'est-à-dire que...
Ryan : Tu ne l'as pas lu ?
Gina : Et bien... non.
Ryan : Tu n'as pas lu le livre d'Ella ?
Gina : Non.
Ryan : Tu n'as pas lu le livre qui paie les factures de ta meilleure amie ?
Gina : Non.
Ryan : Tu n'es pas curieuse de savoir ce qu'elle y raconte sur nous tous ?
Gina : Non.

Enfin si, mais j'ai dit non machinalement. Bien sûr que je suis curieuse. Je crève d'envie de découvrir l'analyse sans doute véridique d'Ella sur ma relation interdite avec un surveillant... Sauf que ce bouquin est une mine de souvenirs douloureux. Franchement, je n'ai pas très envie de lire ma propre histoire en pensant qu'il l'a sans doute lue lui aussi. Savoir qu'il connaît chacune de mes pensées qu'elle a pu exposé dans ce livre me donne mal au ventre.

Ryan : C'est drôle.

Ah bon ? Pourquoi ?

Ryan : Dean non plus ne l'a pas lu. C'est marrant que les deux seules personnes n'ayant pas lu ce livre soit justement toi et Dean.
Gina : Comment tu sais que Dean ne l'a pas lu ? Vous êtes potes maintenant ?
Ryan : Il était dans le coin ses derniers temps, je l'ai croisé dans le bar où il bossait et on a pas mal discuté tous les deux. Finalement, on a des choses en commun lui et moi.
Gina : Comme quoi ?
Ryan : Tu devrais vraiment lire ce livre, tu risques d'être surprise.

Bon, je ne vois pas vraiment le rapport, mais si je le lui demande il va me répondre que je le trouverai en lisant ce foutu bouquin. Bien sûr que je le lirai, un jour, quand mon c½ur sera entièrement réparé et ne risquera pas de tomber en mille morceaux ! D'ici là, je vais me contente de savoir qu'il n'en a tellement rien à foutre de nous qu'il n'a pas lu le livre d'Ella et qu'il n'a pas rendu visite à son petit frère depuis des siècles. Et qu'en plus il a des rides. Il ne vaut vraiment pas la peine de se morfondre pour lui...




Que pensez vous de cette apparition éclair de Dean?
Croyez vous qu'il ne l'a vraiment pas vu ou bien qu'il a fait semblant?
D'après vous, que dit le livre d'Ella qui pourrait "surprendre Gina"?
2 coms pour être prévenue

# Enviado el domingo 17 de agosto de 2008 07:52

Modificado el sábado 27 de septiembre de 2008 09:02